Expositions en cours

Catalogue Donato Savin. Le langage de la pierre
L’Assessorat de l’éducation et de la culture de la Région autonome Vallée d’Aoste annonce l’inauguration, vendredi 9 novembre à 18 h, au site mégalithique de Saint-Martin-de-Corléans d’Aoste, de l’exposition de Donato Savin, « Le langage de la pierre ». Dirigé par Daria Jorioz, l’événement est organisé par la structure « Expositions », en collaboration avec la structure « Patrimoine archéologique » et aménagé dans l’espace qui avait accueilli, en 2017, les œuvres de Marina Torchio regroupées sous le titre Primitivo femmineo. Donato Savin présente ici plus de 40 stèles, la plupart en pierre, ainsi que quelques autres sculptures en bois, en métal et en corne. Sélectionnées avec soin par le sculpteur, essentiellement dans la zone du Grand-Paradis, mais aussi en d’autres endroits de la Valle d’Aoste, ces pierres ont parfois conservé les lichens de diverses couleurs qui les recouvraient, après l’intervention de l’artiste, qui a suivi leur veine naturelle pour les transformer en impressionnantes sculptures totémiques. L’aménagement de l’exposition a été conçu pour présenter, en quelque sorte, un alignement de stèles contemporaines, qui rappelle les alignements de leurs « aînées » placées sur le site de Saint-Martin-de-Corléans depuis la première moitié du troisième millénaire av. J.-C. Comme le fait observer l’assesseur Sammaritani, « cette exposition d’art contemporain s’incrit dans la programmation étudiée par l’Assessorat de l’éducation et de la culture de la Région autonome Vallée d’Aoste, qui vise à mettre en relation les meilleurs créateurs locaux et le site muséal de Saint-Martin-de-Corléans ». Donato Savin est né en 1959 à Cogne, en Vallée d’Aoste, où il vit toujours avec sa famille et travaille comme garde forestier. Il est encore très jeune lorsqu’il découvre la sculpture, qu’il aborde en autodidacte. Pour réaliser les créations qu’il imagine à partir de simples croquis ou d’ébauches en argile, il privilégie la pierre : le gneiss du Grand-Paradis, le granite, la dolomie, la magnétite de la mine de Cogne, le marbre vert de Runaz, le marbre bardiglio ou d’autres pierres de la Vallée d’Aoste. Tout jeune, il expose ses œuvres à la millénaire Foire de Saint-Ours, expression de la tradition artistique et artisanale de notre région. Il a réalisé des expositions personnelles ou participé à des expositions collectives, tant en Vallée d’Aoste que dans d’autres régions d’Italie ou à l’étranger. En 2017, le Museo della Montagna “Duca degli Abruzzi” de Turin lui a consacré une exposition personnelle. « Le langage de la pierre » est accompagnée d’un catalogue édité par la Typographie Pesando d’Aoste sous la direction de Daria Jorioz, qui comprend des textes de Gianfranco Zidda et Nurye Donatoni et est vendu au prix de 15 euros. Courant janvier 2019, le public se verra proposer des ateliers didactiques organisés par le MAV – Musée de l’Artisanat Valdôtain de tradition (pour tout renseignement et réservation : tél. 0165 76 39 12). La visite de l’exposition est comprise dans le prix du billet d’entrée au site mégalithique de Saint-Martin-de-Corléans. Exposition ouverte jusqu’au 17 février 2019, du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h ; fermée le lundi. Pour tout renseignement complémentaire : Assessorat de l’éducation et de la culture Structure Expositions : tél. 0165 27 59 37 Site mégalithique de Saint-Martin-de Corléans : tél. 0165 55 24 20 Courriel : u-mostre@regione.vda.it Internet : www.regione.vda.it MAV – Musée de l’Artisanat Valdôtain de tradition : tél. 0165 76 39 12

Site archéologique de Saint-Martin-de-Corléans - Aoste
9 Novembre 2018 - 17 Fevrier 2019

Catalogo Il mondo di Jacovitti
Jacovitti, né à Termoli en 1923, mort à Rome en 1997, a probablement été l'humoriste/bédéiste le plus génial du siècle, outre que l'un des plus prolifiques, grâce aussi à son entrée très précoce dans le secteur des Comics, survenue à l'âge de 16 ans. Cette année c'est le cinquantenaire de la création d'un de ses personnages parmi les plus aimés par le publique, ''Zorry Kid''. À vingt ans il était déjà considéré l'un des plus grands auteurs italiens et, grâce à l’expérience acquise suite à de nombreuses expérimentations personnelles de style, trait et marque, son succès demeure au top tout au long de sa vie, avec une carrière qui durera près de soixante ans en impliquant beaucoup de générations de lecteurs qui sauront l'aimer et l’apprécier malgré les changements de goût du public. Jacovitti savait manifester une verve comique irrésistible capable de surmonter n'importe quelle frontière, géographique ou autre. Un dessinateur stupéfiant qui a su dessiner pour n'importe quelle situation, du glorieux ''Il Vittorioso'' d'inspiration catholique aux chefsd’oeuvre érotique du ''KamasuLtra'' avec la collaboration de l’esprit comique de Marcello Marchesi, en passant par les magazines humoristique de l'époque comme ''Il Travaso'', la longue collaboration au supplément du quotidien ''Il Giorno'', pour arriver au ''Diario Vitt'' qui a accompagné les étudiants pendant trente ans, sans oublier son engagement dans le secteur de la télévision avec publicités (Caroselli), décors et dessins animés pour plusieurs émissions différentes. Jacovitti a interprété les sentiments italiens grâce à ses personnages, tout comme a su le faire dans ses films l'acteur Alberto Sordi, en anticipant par ailleurs de quelques années le Western à l'italienne de Sergio Leone (spaghetti western) avec le délicieux et amusant ''Cocco Bill''. Une exposition sur les BD, mais elle assume aussi -pour ne pas dire surtout- un caractère profondément culturel, de coutume politique et social. Une sorte de manuel de sociologie dessiné d'une façon irréelle, bizarre et loufoque.

Centre Saint-Bénin - Aoste
26 Octobre 2018 - 28 Avril 2019

Catalogue Ugo Lucio Borga. Collateral damages
L'Assessorat de l’éducation et de la culture annonce que vendredi 12 octobre 2018, à 17 h, au Musée Archéologique Régional d’Aoste, aura lieu l’inauguration de l’exposition Ugo Lucio Borga. Collateral damages. Conçue par Daria Jorioz et accompagnée d’un texte critique signé Marco Maggi, l’exposition propose 120 clichés en noir et blanc réalisés par le photographe et journaliste valdôtain Ugo Lucio Borga, au cours de ses reportages dans les zones du monde en proie à des conflits armés. De la Syrie à l’Iraq et de l’Ukraine au Bangladesh, dans le cadre de ce projet photographique, Borga concentre son attention sur les victimes civiles et apporte son témoignage en documentant le caractère absolument dramatique des guerres du troisième millénaire. À travers ces documents photographiques au puissant impact, réalisés par un photoreporter dont les images ont été publiées par divers journaux et revues internationaux, l’exposition Collateral damages nous invite à réfléchir aux problèmes qui pèsent sur notre époque – commente l’assesseur Paolo Sammaritani. Dans le cadre de son activité, Ugo Lucio Borga s’est toujours concentré sur les guerres, y compris les guerres oubliées, les crises humanitaires, ainsi que les questions sociales et environnementales. Formé à l’Académie John Kaverdash (Milan), où il a obtenu trois masters, en photographie de reportage, photographie de mode et communication visuelle, il est l’auteur de reportages de fond dans le monde entier et a notamment couvert le printemps arabe, les guerres en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, en Somalie, au Soudan du Sud, en Lybie, en Syrie, en Iraq et aux Philippines, ainsi que les conflits religieux au nord du Liban, l’action de la dictature en Érythrée et le conflit armé en Ukraine. Ses articles et ses reportages ont été publiés par de nombreux journaux, revues ou chaînes de télévision et de radio, dont Time magazine, Time Lightbox (USA), The Guardian, The Observer, The Independent (Angleterre), Die Zeit, Die Welt, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Brigitte, Cicero (Allemagne), La Vanguardia Magazine, Zazpika (Espagne), La Croix, Courrier international (France), Die Presse (Autriche), Tyzden (Slovaquie), Haaretz (Israël) Gazeta Wyborcza (Pologne), Alpha Magazine, (É.A.U.), Woz, Neue Zurcher Zeitung (Suisse), Africa Magazine, Diario, l’Espresso, Il Giornale, Il Manifesto, Il Sole 24 Ore, GQ, Nigrizia, Vps, Panorama, PeaceReporter, Rolling Stone, Eyesopen, Il Riformista, Sportweek, La Stampa, Vanity Fair, Il Venerdì di Repubblica, Il Corriere della Sera, Mondadori (Strade Blu), Rai3, Rainews24, Sky Tg24 Jetlag, Channel 4, Radio24, Radio RSI et Laser. En 2011, il a reçu le premier prix Novinarska Cena Journalism Award pour une série d’histoires sur les rebelles pendant la guerre de Lybie. Il a publié Il sudario di latta. Taccuini di guerra, Marco Valerio Edizioni, 2015 ; Soldat 1. Guerra in Ucraina, Musumeci editore, 2016 ; La luna si nasconde. Diari dall’Africa in guerra, Marco Valerio Edizioni, 2018. Il sera possible d’acquérir le catalogue bilingue italien-français de l’exposition – réalisé par Daria Jorioz, avec un texte critique de Marco Maggi et édité par la Typographie Duc – dans le cadre de l’exposition, au prix de 25 €. Comme l’écrit la commissaire de l’exposition dans ce même catalogue : « la vision du monde d’Ugo Borga est lucide et sans concession, directe et puissante, crue mais parfois empreinte d’une poésie inattendue, comme lorsque le photographe capte une lueur d’espoir dans l’obscurité de la destruction et de la désolation. Les clichés de Borga ne nous épargnent rien : leur intensité émotive et leur qualité iconique nous touchent au plus profond et atteignent notre dimension intérieure, humaine, sociale ». L’expostion Ugo Lucio Borga. Collateral damages sera ouverte jusqu’au dimanche 31 mars 2019 du mardi au dimanche, de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h (fermée le lundi). Billets : plein tarif, 3 euros ; tarif réduit : 2 euros ; tarif réduit 50% Alpitur ; entrée libre pour les moins de 18 ans. Il sera en outre possible d’acheter un billet couplé avec l’exposition Il mondo di Jacovitti, qui ouvrira ses portes au Centre Saint-Bénin d’Aoste le 27 octobre 2018, au prix de 7 €, plein tarif, et 5 euros, tarif réduit. Pour tout renseignement : Assessorat de l’éducation et de la culture, Structure Expositions : tél. 0165 275937 Courriel : u-mostre@regione.vda.it Musée Archéologique Régional : tél. 0165 275902 www.regione.vda.it

Musée archéologique régional - Aoste
12 Octobre 2018 - 31 Mars 2019

Catalogue Pierre, Papier, Papier Carbone. Les « frottages » de stèles d’Ernesto Oeschger et Elisabetta Hugentobler
L'Assessorat de l’éducation et de la culture de la Région autonome Vallée d’Aoste annonce que vendredi 10 novembre 2017, à 17h, dans les salles d’expositions de l’Aire mégalithique de Saint-Martin-de-Corléans d’Aoste, sera inaugurée l’exposition Pierre, Papier, Papier Carbone. Les « frottages » de stèles d’Ernesto Oeschger et Elisabetta Hugentobler. Cette exposition porte sur une collection artistique inédite dédiée aux stèles anthropomorphes, réalisées suivant la technique du frottage (du verbe « frotter »), qui prévoit l’utilisation de papier de soie, de fusain ou de papier carbone. La restitution graphique est une phase cruciale de la recherche archéologique puisqu’elle permet de conserver une trace de ces objets, mais également de mettre en évidence des détails de grande importance. Les 26 stèles exposées à l’Aire mégalithique de Saint-Martin-de-Corléans sont l’expression d’une forme de langage artistique transversal et proviennent de toute l’Europe, ce qui permet au site archéologique valdôtain de remplir une importante mission : devenir un lieu, où les cultures se rencontrent. Artiste indépendant originaire de la région de Bâle, en Suisse, Ernesto Oeschger a fait preuve d’un grand éclectisme en exerçant tour à tour les métiers d’orfèvre, de sculpteur et de photographe. Sa passion pour l’art préhistorique se manifeste très tôt. Suivant sa propre sensibilité artistique et son goût esthétique, pendant près de trente ans, Oeschger se consacre donc aux relevés par « frottage », d’abord de gravures rupestres, puis de stèles anthropomorphes. En collaboration avec Elisabetta Hugentobler, il s’occupe dans un premier temps des vestiges découverts dans le Val Camonica (IT), sur le mont Bégo (FR) et à Carschenna (CH), avant d’élargir son rayon d’action jusqu’à la Suède et au Sahara algérien.

Site archéologique de Saint-Martin-de-Corléans - Aoste
10 Novembre 2017 - 25 Novembre 2018

 




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