Sauvegarde des ressources végétales de l’arc alpin

Progetto n. 6 A:
Sauvegarde des ressources végétales de l'arc alpin
 

La Vallée d'Aoste, en sus de la richesse de sa flore, peut compter sur une grande culture populaire qui a préservé, de manière presque inaltérée, le savoir ancien de la tradition orale en tant qu'expression d'un monde rural lié aux rythmes naturels de la vie et à l'utilisation de médicaments simples pour soigner le corps et l'esprit. Le recours aux remèdes naturels et aux guérisseurs en cas de troubles ou de véritables maladies était une pratique assez commune et très répandue en Vallée d'Aoste. Elle était due à la précarité des voies de communication constituées de sentiers, de chemins muletiers et de quelques routes carrossables, pour ne pas parler de l'inconfort des moyens de transport. L'accès à de nombreuses vallées était rendu impossible en hiver par les abondantes chutes de neige et au printemps par les avalanches et leurs habitants pouvaient ainsi rester isolés pendant plusieurs mois. Voilà pourquoi presque chaque village de la Vallée avait son guérisseur et les hommes et les femmes les plus âgés connaissaient les vertus des plantes et les anciennes recettes qui guérissaient les malades ou calmaient leurs douleurs.  

Les savoirs et les remèdes de ces guérisseurs ont été heureusement transmis de génération en génération et font partie aujourd'hui encore de la culture valdôtaine.

La culture des plantes officinales des Alpes en Savoie et en Vallée d'Aoste constitue une longue tradition mais l'idée de développer cette activité agricole est très récente. En Vallée d'Aoste les premières expérimentations en ce sens ont été menées à Saint-Marcel par le Service de l'assistance technique de l'Assessorat de l'Agriculture.

En 1999 le projet Développement et valorisation des plantes officinales des Alpes et d'autres cultures expérimentales ont permis de mieux choisir les sites à cultiver et les techniques à adopter.

Le projet Sauvegarde des ressources végétales de l'arc alpin, a été conçu en 2003 dans l'optique de mettre en valeur les espèces botaniques autochtones et de rendre leur culture rentable et concurrentielle par rapport aux productions de la plaine. Cette valorisation comporte la constitution d'organisations de producteurs et la création d'un Phytopôle alpin afin de répondre à l'exigence de faire reconnaître et certifier la qualité des plantes par des analyses et des recherches approfondies. La création de cette filière productive favorise également la réhabilitation et la protection du territoire de montagne et de ses ressources.

 



Retour en haut