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Loi régionale n° 12 du 20 juin 1996, portant
dispositions régionales en matière de travaux publics.
Cette loi s’insère dans le cadre des actions entreprises
pour relancer les investissements, maintenir – voire augmenter
– les infrastructures publiques valdôtaines, sauvegarder l’environnement
et développer l’ensemble du secteur du bâtiment, dans le respect
des caractéristiques ainsi que des valeurs locales et conformément
à la législation communautaire en vigueur en la matière.
Le pouvoir législatif primaire dont la Région autonome dispose
pour ce qui est des travaux publics est le gage de la légalité
de cette loi régionale qui aborde tous les aspects du cycle
de réalisation des travaux publics, depuis la phase d’identification
des besoins et de planification des interventions, jusqu’à
la phase de réception, puis d’entretien des ouvrages.
La loi régionale n° 12/1996 accueille les directives communautaires
ainsi que les principes découlant des dispositions de la loi-cadre
de la République italienne en matière de travaux publics,
qui représentent autant de normes fondamentales de réforme
économique et sociale et constituent les fondements de la
législation étatique, sans préjudice des compléments et des
adaptations nécessaires en fonction des particularités de
l’ordre juridique de la Région et du marché local.
La loi régionale en matière de travaux publics vise plusieurs
objectifs :
-
structurer le marché local en vue de la définition d’objectifs
de développement socio-économique précis, dans le respect
des principes généraux de la conservation de l’environnement
et de la protection du territoire ainsi que du patrimoine
culturel ;
-
enclencher un processus de rationalisation des comportements
des acteurs, appartenant ou non à l’Administration, concernés
par le déroulement du cycle de réalisation des travaux publics ;
-
remettre en valeur le rôle de maître d’ouvrage de la Région
autonome, en dotant cette dernière de la flexibilité nécessaire
– du point de vue tant du fonctionnement que de l’organisation
– pour qu’elle puisse accomplir ces tâches et ce, en vue répondre
concrètement aux exigences de la collectivité, en programmant
et en coordonnant les actions de manière à conjuguer engagements
financiers et besoins à satisfaire ;
-
rétablir la capacité de gérer l’ensemble du cycle de réalisation
des travaux publics par l’adoption, dans la pratique, de critères
qui ont déjà fait leur preuve à l’échelon communautaire et
national ;
-
dicter les lignes directrices non seulement des marchés publics
– matière d’ailleurs déjà réglementée par des dispositions
étatiques et européennes – mais aussi du bon gouvernement
du secteur des travaux publics revêtant un intérêt régional,
qui sont fondamentaux pour l’économie de la Vallée d’Aoste ;
-
permettre au système des entreprises valdôtaines d’entamer
les transformations nécessaires en vue de l’élaboration de
nouvelles stratégies axées sur la qualité et sur l’amélioration
de l’efficacité et de l’efficience des prestations.
En résumé, la loi régionale sur les travaux publics est articulée
comme suit :
· Le chapitre
Ier (« Dispositions générales »)
définit les fins de la loi et précise le champ d’application
de cette dernière en identifiant, d’une part, les organismes
adjudicateurs et réalisateurs et, d’autre part, les types
de travaux publics.
· Le chapitre
II (« Planification et programmation du cycle des
travaux publics ») analyse les différentes phases de
réalisation des travaux publics et définit dans les détails
l’importance et les caractéristiques des opérations de planification,
de programmation et d’exécution des travaux publics destinés
à satisfaire les besoins identifiés.
Ce même chapitre précise en outre les priorités qui doivent
être respectées lors de l’établissement des plans : il
y a notamment lieu de privilégier les actions de conservation
et de réhabilitation du patrimoine existant, par rapport aux
projets de réalisation de nouveaux ouvrages. Par ailleurs,
pour ce qui est de ce dernier type d’actions, priorité doit
être donnée aux projets susceptibles d’être financés par des
crédits ne relevant pas du budget public.
· Le chapitre
III (« Cycle de réalisation des travaux publics »)
fixe les modalités de rédaction des projets qui, tout au long
du cycle de réalisation des travaux, doivent constituer la
base des décisions de l’Administration et qui fournissent
les informations – sur la fonction que chaque ouvrage est
censé remplir, ainsi que sur les coûts et les délais d’exécution
– relatives à la faisabilité du projet.
L’analyse de l’attribution des tâches et des responsabilités
confirme le renforcement du rôle central que l’Administration
régionale joue – dans le processus de développement du secteur
des travaux publics – en tant que point de repère pour la
définition des aspects patrimoniaux et pour le contrôle de
la conformité de ces derniers aux prévisions, mais aussi en
tant qu’élément moteur de ce processus – notamment pour ce
qui est de sa coordination et de son essor – par l’intégration
des différents projets en fonction de leurs délais d’exécution,
de leur légalité et de leur économicité.
Pour ce qui est de la conception, trois types de projet sont
prévus, plus ou moins détaillés suivant les nécessités qui
caractérisent chaque phase du processus de prise de décisions.
Ce chapitre institue, par ailleurs, le répertoire régional
des experts agréés aux fins de la réception des ouvrages,
réception totalement liée aux phases de récolement dont
dépend la liquidation du solde de la rémunération de l’adjudicataire.
· Le chapitre
IV (« Modalités d’attribution des marchés de travaux
publics ») réglemente tant l’attribution des mandats
relatifs aux prestations d'ingénierie et d'architecture que
le système de qualification et les procédures d’adjudication
des marchés de travaux publics d’intérêt régional.
S’agissant de la qualification en vue de l’exécution de travaux
publics dont le montant ne dépasse pas le seuil communautaire,
un registre régional de présélection valable pour trois ans
pour l’inscription des entreprises qui disposent, sur le territoire
régional, d'une organisation efficace pour l'exercice de leur
activité.
· Le chapitre
V (« Contenu des contrats relatifs au cycle de réalisation
des travaux publics ») touche à des aspects ne relevant
pas du pouvoir législatif de la Région et pour lesquels il
ne saurait être dérogé aux dispositions étatiques du fait,
entre autres, des connexions qui les lient à la fois à des
matières de droit civil et à des matières tenant à la sécurité
nationale (législation antimafia, par exemple).
En tout état de cause, ce chapitre exploite la marge de pouvoir
discrétionnaire dont bénéficie le législateur régional.
· Le chapitre
VI (« Régimes spéciaux de réalisation des travaux
publics ») réglemente le concours des capitaux privés
à la réalisation de travaux publics, qui peut se concrétiser
soit dans des concessions, soit dans l’institution de sociétés
d’économie mixte. Ce chapitre fixe par ailleurs les modalités
suivant lesquelles la Région peut exécuter des travaux ressortissant
aux collectivités locales.
· Les chapitres
VII (« Organisation de la Région en matière de travaux
publics ») et VIII (« Formation professionnelle
et certification de la qualité ») complètent les dispositions
techniques qu’énoncent les chapitres précédents par la création
d’un bordereau des prix ainsi que d’une banque de données-observatoire
des travaux publics devant servir de référence pour la réalisation
de tout travail dans la région et par la définition des initiatives
susceptibles de relancer la formation professionnelle des
opérateurs en vue de la promotion de la qualité et de la spécialisation.
· Les chapitres
IX et X, relatifs aux dispositions financières,
finales et transitoires, fournissent les indispensables compléments
économiques et juridico-formels.
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La loi régionale n° 29 du 9 septembre 1999, modifiant
la loi régionale n° 12 du 20 juin 1996 (Dispositions régionales
en matière de travaux publics), a visé à satisfaire deux
types d’exigences :
-
résoudre un certain nombre de problèmes d’interprétation et
de concrétisation constatés lors de la première phase d’application
de la LR n° 12/1996 ;
-
adapter la législation régionale en matière de travaux publics
aux dispositions introduites par la loi de l’État n° 415 du
18 novembre 1998 qui a modifié la loi n° 109 du 11 février
1994. Ces dispositions tiennent lieu de normes fondamentales
de réforme économique et sociale et principes de la législation
de l’État – au sens de l’art. 117 de la Constitution italienne
et du nouvel art. 1er de la loi n° 109/1994 qui
a tenu compte de l’arrêt de la Cour constitutionnelle n° 482
prononcé dans la session 23 octobre - 7 novembre 1995 – et,
partant, sont contraignantes même pour les Régions à statut
spécial, qui sont donc tenues de s’y conformer dans le cadre
de l’exercice de leur pouvoir législatif primaire.
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Le texte coordonné de la loi régionale n° 12 du 20 juin 1996
(Dispositions régionales en matière de travaux publics) et
de la loi régionale n° 29 du 9 septembre 1999 est publié dans
le 2e
supplément ordinaire du Bulletin officiel de la Région autonome
Vallée d’Aoste n° 45 du 12 octobre 1999.
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