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Gagnant-gagnant

Il piacere di lavorare in amicizia e di insegnare ciò che si ama costituiscono gli elementi
di un progetto per educare alunni competenti e in grado di avere uno sguardo diverso su ciò che quotidianamente li circonda.

La nostra amicizia è di lunga data, ci siamo conosciute nel 1992, primo anno di ruolo, all’ITI E. Brambilla di Verrès. I lunghi e faticosi viaggi in macchina da Aosta a scuola sono stati un’occasione veramente preziosa per costruire un rapporto che va oltre la cordialità formale fra colleghi e che, con nostra gioia, coinvolge, nei momenti di vacanza, anche i nostri mariti e le nostre figlie.

Due discipline diverse

Il fatto di insegnare due materie differenti, francese e italiano, non è stato d’ostacolo, ma anzi di supporto alla realizzazione di progetti didattici che sono poi proseguiti anche dopo il nostro trasferimento, avvenuto in anni diversi, all’Istituto Regina Maria Adelaide di Aosta, dove tuttora operiamo, una nell’indirizzo scientifico-tecnologico, l’altra nel liceo delle scienze sociali.
La sintonia e la voglia di collaborare sono frutto, oltre che dell’amicizia, del comune modo di concepire la nostra professione: siamo convinte che educare non sia solo trasmettere dei contenuti (considerando gli alunni come se fossero vasi vuoti da riempire), ma sia veramente e-ducere, cioè condurre fuori, tirar fuori il naturale desiderio di conoscenza dei ragazzi, il loro innato gusto del bello, imparare ad esprimere un personale giudizio su tutti i fattori della realtà.
Ci troviamo in questo senso concordi con le parole di Albert Camus che, nel suo romanzo postumo Il primo uomo, ricorda che “nella classe del Signor Bernard i ragazzi sentivano di esistere… li si giudicava degni di scoprire il mondo”.
Questo non vuol dire essere “amici” degli studenti e dar loro una confidenza che ci pare inopportuna, ma vuol dire ricordarci sempre che abbiamo di fronte delle persone alle quali portare rispetto e dalle quali esigere altrettanto.
Come investimento sul futuro cerchiamo di “seminare” affinché i ragazzi possano apprezzare ed eventualmente approfondire, nelle diverse occasioni che la vita offrirà loro, dal viaggio con la famiglia al soggiorno in un’altra città, ciò che hanno imparato a scuola. Cerchiamo di far comprendere loro come la cultura presenti aspetti che possono appartenere a discipline ed ambiti differenti, ma che tutti concorrono a formare la persona e che si può anche imparare ad avere uno sguardo diverso su ciò che quotidianamente ci circonda (molti di loro passano ogni giorno sotto la Porta Praetoria e non la guardano mai!).

Passioni in comune

La comune passione per l’arte e per la storia ci ha spinto a ricercare argomenti comuni alle due discipline che potessero essere proposti ai nostri alunni utilizzando non solo la lezione tradizionale, ex cathedra, ma anche i supporti audiovisivi e le uscite sul territorio, attentamente preparate e considerate come una presa di coscienza diretta dei contenuti svolti in classe.
Certo non organizzeremmo progetti così approfonditi ed articolati se non ci fossero una motivazione educativa, un interesse personale profondo e se non si potesse contare sulla reciproca collaborazione. La disponibilità di altri colleghi coinvolti nei progetti ha certamente contribuito alla loro riuscita e ha permesso agli alunni di apprezzare l’unità di intenti del corpo docente e di cogliere le finalità trasversali delle diverse discipline.
L’attività di progetto non si limita quindi allo scambio di materiale didattico, ma diventa soprattutto un’occasione di condivisione e di approfondimento della nostra amicizia che trova in questo modo spazi che gli impegni lavorativi e familiari diversamente non concederebbero.

LES CLASSES MUSÉE - MUSÉE DU LOUVRE

Chaque année, depuis 2001, le Bureau éducation bi/plurilingue – Dimension européenne de l’éducation propose des stages de formation, intitulés Classes Musée – Musée du Louvre (L.R. 50/96) , pour une dizaine d’enseignants d’italien, de français, d’histoire de l’art, de philosophie, du secondaire du deuxième degré des établissements scolaires de la Vallée d’Aoste.
Objectifs
• Se sensibiliser au musée, à ses collections et à ses pratiques.
• Acquérir des outils permettant de regarder une œuvre, de l’appréhender et de l’interpréter dans son contexte historique.
• Découvrir des outils pédagogiques intégrant l’étude d’œuvres d’art.
Thèmes abordés
Le thème sélectionné, compatible avec les programmes scolaires, est chaque année différent. Il touche généralement les domaines littéraire, historique et artistique.
Durée de la formation
Trois jours sur place au Musée du Louvre.
Les formateurs
Les cours de formations sont tenus par des experts hautement qualifiés, choisis par le Musée du Louvre : conférenciers de la Réunion des musées nationaux, formateurs au Musée du Louvre, responsables formation professionnelle, directeurs de recherche au CNRS…
Conditions de participation
Les enseignants admis au stage s’engagent à présenter des propositions complètes de projets interdisciplinaires, à réaliser dans les classes, dans le courant de l’année scolaire suivante.
Responsable de l’organisation et de la coordination
Wilma Tonetta : Bureau éducation bi/plurilingue – Dimension européenne de l’éducation, du Service de Soutien à l’Autonomie Scolaire (SSAS) de la Vallée d’Aoste.
tél. : 0165 275885
e-mail : w.tonetta@regione.vda.it

Le projet Moyen âge

Chaque fois que nous mettons sur pied un projet ensemble, même si, dans notre établissement, nous sommes affectées dans deux sections différentes, et que de ce fait nous ne pouvons enseigner dans les mêmes classes, nous nous lançons tout de même dans ce type d’initiative, en choisissant des classes de même niveau.
Toutes les deux, nous sommes passionnées par l’étude du Moyen Âge et, depuis trois ans, dans le cadre des cours d’histoire et de français, avec nos classes de seconde, qui ont au programme cette période historique, nous effectuons le même projet qui amène les élèves à se pencher tout particulièrement sur l’étude des monuments médiévaux d’Aoste (Saint-Ours et la cathédrale) et de Milan (Sant’Ambrogio et le Dôme).
Puis, tous ensemble, nous allons les visiter sur place. Chacune de nous, épaulée par les collègues des classes respectives, fournit les commentaires dans le domaine qu’elle a approfondi.
Nous pouvons dire que nos projets sont bilingues, car toutes les phases peuvent se dérouler, dans les classes, ou lors des visites, indifféremment en français ou en italien. Aucune partie n’est prévue exclusivement dans l’une ou l’autre langue. Nos rôles sont interchangeables, à la différence près que l’une s’exprime exclusivement en italien et l’autre en français. Chaque partie est conçue entièrement dans les deux langues, mis à part lorsque le choix de la langue est dicté par la spécificité du document ; comme, par exemple, quand les classes se penchent sur le texte de Châteaubriand, relatif à la cathédrale gothique, il n’est pas question de travailler sur une traduction.

2c
Les classes à Paris avec les enseignants (2006)

Un long travail de préparation

Même avant d’ajouter la Classe Musée au Louvre au projet sur le Moyen Âge, la préparation est toujours longue et laborieuse. Il faut s’y prendre longtemps à l’avance.
Pendant l’été qui précède, nous nous rencontrons plusieurs fois. D’abord, nous rassemblons du matériel et nous l’échangeons ; puis, nous ébauchons un calendrier provisoire, l’emploi du temps définitif n’étant fixé qu’au courant du mois de novembre.
Nous prévoyons que le travail sera réalisé en classe dans le courant du deuxième semestre, de façon à ce que les dernières leçons sur le sujet se déroulent juste avant la visite des élèves sur le terrain. Il ne faut pas laisser passer beaucoup de temps entre les activités en classe et la sortie.
Pour le travail en classe, nous choisissons tout un éventail d’activités, en évitant soigneusement le cours magistral, trop monotone et qui ne requiert pas la participation active des élèves.

Le dossier

Sur la base de critères communs, qui permettent des exploitations amples et variées dans les différents domaines, nous sélectionnons des diapositives et quantité de documents.
Tous les élèves reçoivent un dossier expressément préparé. Ils y trouvent dans les deux langues, un glossaire des termes artistiques accompagnés de leur définition.
Il faut rappeler que les classes de la section scientifique-technologique n’ont pas de cours d’art. C’est justement pour cette raison que l’idée de ce projet nous a attirées, car il permet une ouverture sur un domaine nouveau et enrichissant pour des élèves qui autrement en seraient privés. Nous pensons que, pour les jeunes, le fait d’apprendre à regarder autour de soi est un plaisir de la vie qu’ils pourront exploiter plus tard.
Le dossier a pour but de fournir les informations essentielles, le plus clairement possible.
Nous y incluons toujours des documents compatibles avec le niveau de compétences de chacun.
Ainsi, même l’élève handicapée a pu l’utiliser pour des activités simplifiées : elle a colorié les différentes parties du plan de la cathédrale et a pu préparer, elle aussi, sa visite.
Pour conclure, tout le travail effectué fait l’objet d’une évaluation écrite, composée d’une partie théorique et d’une partie pratique. Et même ceux qui n’ont pas assisté à la sortie sur le terrain ont reçu une préparation adéquate leur permettant d’effectuer le devoir au même titre que les autres.

L’idée de la Classe Musée

L’idée de la Classe Musée, pour les classes de seconde des deux sections, avec à la clé le voyage à Paris, est née à la suite de ce travail de plusieurs années sur le Moyen Âge.
Nous avions l’intention d’élargir et d’approfondir le sujet, en sortant des limites du pays, pour l’étendre à la France et tout particulièrement à l’étude de Notre-Dame de Paris et de Saint-Denis.
En 2006, nous avons donc pensé poser notre candidature pour le stage de formation de la Classe Musée au Louvre, en fonction du projet annuel déjà mis en route. Nous n’avons pas créé notre projet à la suite du stage, comme cela était prévu par la circulaire, mais au contraire, le stage nous a servi à compléter notre projet.
Cette année-là, le thème était
" L’orientalisme et l’égyptologie ". Même s’il ne correspondait pas à la période historique au programme de la seconde, tout ce qui concernait les méthodes de recherche et d’analyse de l’objet d’art nous intéressait au plus haut point pour ensuite les utiliser dans nos cours sur le Moyen Âge.

Notre démarche

Quand l’idée de la Classe Musée a mûri, nous en avons parlé, en premier lieu, au chef de notre établissement qui nous a encouragées à poursuivre.
Le premier problème à résoudre concernait le niveau des classes choisies. En effet, dans notre établissement, pour les secondes, un voyage de plusieurs jours à l’étranger n’est pas prévu. Dans le POF de l’Institut R. Maria Adelaide d’Aoste, pour les classes de deuxième année, il est question de Semaine blanche et, éventuellement, de quelques sorties d’une journée.
Il a donc fallu soumettre officiellement la proposition à l’approbation des collègues, pour savoir s’ils étaient disposés à sacrifier la Semaine blanche au profit de notre projet, prévoyant un séjour de plusieurs jours à l’étranger. En 2005-2006, l’activité de la Classe Musée en France, a été votée pour l’ensemble des classes de deuxième année ; de même en 2006-2007.
La deuxième étape était de poser notre candidature pour la semaine de formation : elle a été acceptée.

Le séjour des classes à Paris

Pour nous, il était fondamental de limiter les dépenses des familles et nous y sommes parvenues.
Les frais ont été très limités, compte tenu du voyage en TGV et de l’hébergement de plusieurs jours à Paris.
Nous avons eu peu recours aux visites guidées qui auraient pesé trop lourdement sur le budget de chacun. Le stage préparatoire nous a permis d’acquérir une bonne préparation, dont nous avons fait profiter nos élèves en leur fournissant les explications adéquates, chacune dans la spécialité qu’elle avait approfondie.
Les élèves se sont aussi rendu compte plus concrètement du véritable travail d’équipe que nous avons effectué et que nos rôles étaient complémentaires. Ils l’ont compris car, en cas de besoin, ils savaient qu’ils pouvaient indifféremment s’adresser à l’une ou à l’autre, même à celle qui n’était pas l’enseignante attitrée de leur classe. Nous avons pu aussi compter sur le soutien des collègues appartenant aux Conseils de classe respectifs.

La suite du projet

De retour de Paris, nous avons fourni le compte rendu, comme cela était convenu.
La responsable du bureau du SSAS a élaboré le programme de l’année suivante en tenant aussi compte des suggestions que nous avions formulées.
Nous sommes donc confiantes pour les années à venir : le thème des prochaines Classe Musée au Louvre correspondra, sans aucun doute, aux besoins culturels et formatifs des classes qui y participeront.


bilan

 

Paola Poggio
Patrizia Obert

 

couriel