JEAN-BAPTISTE DE TILLIER, Plan de la cité d'Aoste, 1730, agrandissement de détail
 |
|
Fac-similé de l'inscription qui rappelle la Porte Chaffa
(En ce) lieu (se dressait) la Porte (du bourg) de S. Ours, communément (dite) Chaffa.
Le voyageur qui, à pied, à cheval ou en diligence, à travers le pont de Pierre, la zone dite Entre-deux-Buthier, le pont de l'Arc et le Saint-Voût, entrait dans le Bourg de Saint Ours entouré de remparts, se trouvait bien vite devant un passage obligé: la porte Chaffa, qui donnait accès à la rue Bovarnier (rue Saint Anselme).
Le nom Chaffa indique que la porte était flanquée d'une tour,' car – écrit l'abbé Gorret - en basse latinité chaffa signifie tour en bois' ou mieux encore échafaudage. Selon la tradition, cette tour abritait la douane où l'on devait s'acquitter du péage.
Ce nom apparaît dans un acte de 1276. La porte existait encore en 1774. Dans la séance du 15 juin de cette année-là, le Conseil des Commis la considère ‘en très mauvais état' et décida de la faire démolir.
LIN COLLIARD, Vecchia Aosta; La Vieille Aoste, Aoste 1986; 1971
|