Le Fort
Au début du XIXe, l’ancien fort plusieurs fois remanié est assiégé par les troupes napoléoniennes arrivées par le col du Grand-Saint-Bernard. Le Fort résiste pendant 16 longues journées, ralentissant ainsi la marche de l’armée française vers l’Italie, mais il ne parvient pas à en empêcher le passage, devenu légendaire. Nuitamment, la route est couverte de foin et de fumier et les roues des chars et des canons sont revêtues de paille pour étouffer le bruit. Napoléon le démolit pour faire oublier complètement l’humiliation qu’il y a subie et pour éviter l’accusation d’avoir été imprévoyant. le Fort est rebâti en 1830 par les Piémontais (la reconstruction dure dix ans). Il est aujourd’hui pratiquement inchangé. C’est l’un des exemples d’architecture militaire les plus importants du XIXe siècle.
Ce Fort appartient à la Région autonome de la Vallée d’Aoste depuis 1990. Il a fait l’objet d’un grand projet de restauration visant à le réutiliser pour des activités liées à la culture et à l’information. Il abritera, en outre, un point de renseignements doté des technologies multimédias les plus modernes, qui présentera l’environnement, le tourisme, l’art et la production de la région tout entière. Cette initiative rendra au Fort son ancien rôle de « porte » de la Vallée d’Aoste.